Cryptozoologie

Quand est-elle né?

Historiquement, le mot « Wcryptozoologie » a été forgé au milieu des années 1950 par le zoologue Bernard Heuvelmans pour désigner le genre de recherches auxquelles il se consacrait depuis plusieurs années. Il faut toutefois noter que le naturaliste américano-écossais Ivan T. Sanderson avait lui aussi, de manière complètement indépendante, créé le mot de « cryptozoology » avant même Bernard Heuvelmans, comme ce dernier l’a lui-même reconnu dans la première édition de son livre sur le serpent-de-mer

Qu’est-ce ?

Étymologiquement, le mot a donc été construit par M. Heuvelmans, et indépendamment, par Ivan T. Sanderson, à partir des racines grecques zoon (l’animal), logos (le discours), et du préfixe kryptos (caché) : si la zoologie est la « science des animaux », la cryptozoologie est donc, d’un point de vue étymologique, la « science des animaux cachés ». Aujourd’hui, le mot de « cryptozoologie » se rencontre dans des revues scientifiques, et même dans certaines encyclopédies.

Le périmètre de la cryptozoologie

L’étude des animaux dont l’existence, bien que controversée, peut être établie sur la base de preuves testimoniales, circonstancielles ou même autoscopiques mais considérées comme insuffisantes par certains (fragments anatomiques par exemples).

Rhytine de Steller
Rhytine de Steller

La recherche d’espèces ou de sous-espèces encore inconnues implique que la découverte d’espèces encore présentes alors qu’on les croyait éteintes ne relève pas de la cryptozoologie au sens propre : la survivance tardive de la Wrhytine de Steller (Hydrodamalis gigas, supposée éteinte en 1768), du grand pingouin (Alca impennis, supposé éteint en 1844), ou même du Wthylacine ou loup marsupial de Tasmanie (Thylacinus cynocephalus, supposé éteint en 1932), en dépit de leur intérêt pour la cryptozoologie, restent des « affaires » purement zoologiques, car leur existence récente n’est pas en cause.

En revanche, la survivance de Néanderthaliens en Asie Centrale relève pleinement de la cryptozoologie, puisque il est communément admis qu’ils ont disparu il y a quelque 40 000 ans, et que l’on attribue généralement un statut de sous-espèce (à tout le moins) à de tels cas de « survivants de la préhistoire ».

La cryptozoologie appliquée aux dragons

De la même façon, cette « science » peut s’appliquer à l’étude des dragons puisqu’à travers les âges nombre de témoignages ont été apporté en ce sens. En effet, dans un cadre cryptozoologique, plusieurs théories ont été émises, tentant d’expliquer les particularités morpho-physiologiques des dragons tel que décrit dans la littérature, en fonction des savoirs scientifiques actuels, et éventuellement d’en prouver l’existence. Elles ne sont toutefois que supposées, ne reposant sur aucune recherche de preuves réelles comme c’est le cas pour l’existence d’autres cryptides tel que le Yéti. Ces hypothèses sont souvent regroupées sous le terme de dracologie.

Certaines questions sont récurrentes dans ce genre de projets, telles que :

  • Si les dragons existaient, comment pourraient-ils cracher du feu ?
  • Auraient ils 4 ou 6 membres? Quelle serait l’ontogenèse des ailes ?
  • Quelle affiliation existe-t-il entre les différentes formes de dragons visibles dans les différents folklores ? Quelle est leur phylogenèse ?