Etymologie de Dragon

Il semblerait que le nom du dragon provienne de l’indo-européen par le grec « drakôn » et le latin « draco ». Le mot grec provient du verbe « derkomai » qui signifie « regarder, fixer » alors que son sens premier était « brillant ».

Les sens du mot « Dragon »

Dragon de la garde impériale
Militaire

Le terme dragon désigne des militaires se déplaçant à cheval mais combattant à pied. Les premiers exemples de telles unités remontent à l’Antiquité avec les dimaques d'WAlexandre le Grand ou les WAlamans. Ce nom perdure jusque dans les années 30 où on l’utilise pour désigner les combattants motorisés (bataillons de dragons portés). Les régiments de dragons sont maintenant équipés de blindés.

Dérivé : dragonnades

C’est le nom donné aux persécutions exercées sous le règne de Louis XIV contre les protestants. On logeait chez les villageois des dragons (surnommés les « missionnaires bottés »), qui étaient encouragés à se livrer à toutes sortes d’excès pour amener leurs hôtes forcés à se convertir au catholicisme. Étendues par Louvois du Poitou à tout le Midi huguenot, les dragonnades les plus notables eurent lieu en 1681, 1684 et 1685 et continueront jusqu’en 1698.

Les quatre dragons d’Asie

WLes quatres dragons asiatiques désignent des pays du Sud Est asiatiques, à savoir la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan. Les quatre dragons suivent les Wtigres asiatiques. Ces pays se sont faits remarqués au XXème siècle pour leur croissance économique très rapide. A ce jour, ils sont devenus des pays développés avec des niveaux de vie équivalents aux pays européens

A ne pas confondre : draconien

Si « dragonnades » se rapporte bien à l’animal mythique, l’adjectif « draconien » est tiré directement d’un nom propre. En effet, Athènes avait en son gouvernement, au cours du VII° siècle avant notre ère, un archonte nommée WDracon, et dont la sévérité et l’intransigeance sont restées célèbres jusqu’à nos jours. Il appliqua durant son office de nombreuses lois des plus dures, tant que l’on prit l’habitude de qualifier de son nom chaque loi contraignante et sans appel.