Occidentale et proche-orientale

Dans les mythologies occidentales et proche-orientales(perses, babyloniennes, sumériennes, grecques, romaines, chrétiennes…), les dragons sont souvent assimilés au mal, au chaos et aux forces obscures.

 

Le dragon dépeint sur la porte d’Ishtar  à Babylone représente bien cet aspect néfaste attribué au dragon dans ces mythes, puisqu’il s’agit de la représentation du monstrueux dragon femelle Tiamat.

Mardouk et ses serviteurs
Mardouk et ses serviteurs

Selon la mythologie babylonienne, c’est un couple de dragons qui engendra les dieux et les autres dragons : Apsou et sa compagne Tiamat qui surgirent eux-même de l’ océan primordial. Un conflit éclata entre dieux et dragons, et le monde aurait alors été créé avec la dépouille de Tiamat que tua Mardouk, afin de remettre de l’ordre dans le monde primitif ce qui créa le monde.

Une des plus anciennes mentions connues du dragon, datant de 5000 ans avant notre ère, est sumérienne : le dragon Asag déroba des tables de la Loi gravé par le puissant dieu Enlil. Ce dernier chargea le dieu solaire Ninurta de pourchasser le dragon. A l’ issue d’ un combat titanesque, le dragon fut vaincu et l’ Ordre sauvé.

Dragon gardien

Jason
Jason rapportant la toison d’or

Dans la grèce antique apparaissent de nombreux dragons gardiens. Extrêmement dangereux et mangeurs d’hommes, on raconte qu’ils veillent jour et nuit sur des trésors fabuleux. L’un d’entre eux garde la Wtoison d’or en WColchide, d’autres surveillent des sources sacrées ou des grottes mystérieuses. Les héros qui les affronte, comme WJason, ou WCléostratos, le font au péril de leur vie.

Ces trésors que gardent les dragons sont souvent enfoui au fond d’une caverne, symbole du cœur caché de la Terre et du héros qui, tel le récipiendaire des anciens WMystères d’Éleusis, doit mourir pour renaître. Ce trésor peut parfois aussi être caché au fond des mers, et représenter alors la vie intérieure.

Combattre un dragon

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Un chevalier affrontant un dragon

Les dragons qui gardent ces trésors sont donc perçus comme les gardiens des passions des hommes qui les empêche de se connaître. De la même façon, descendre dans l’antre du dragon revient à descendre au fond de soit afin d’accéder au trésor.

L’or réputé inaltérable et pur, représentant ici la lumière que les héros ont au fond d’eux. Dans la mythologie grecque, il apparaît sous la forme des pommes d’or du Jardin des Hespérides que parvient à dérober WHéraklès.

Au moyen-âge, on retrouve des dragons dans toute l’Europe. Bien des légendes racontent la vie des héros solitaires qui combattent un dragon pour venger un de leurs proches, défendre une damoiselle en détresse ou s’emparer d’un trésor.

Ces récits se répandent rapidement, avec des variantes d’un pays à l’autre. Combattre un dragon devient pour les héros une épreuve initiatique. Ils doivent faire preuve de loyauté et triompher de la peur. Affronter un dragon est donc une preuve de courage qui donne l’occasion de remporter une victoire sur soi-même.

Les dragons et la chrétienté

Sant Georges combattant le dragon
Sant Georges combattant le dragon

Avec l’expansion de la religion chrétienne, les grandes catastrophes meurtrière comme les épidémies, les inondations… sont souvent attribuées à des dragons malfaisants. Comme les serpents, ceux-ci sont assimilés au Diable. Dans ce cas, essayer d’en débarrasser une ville  revient à la protéger.

Quand le héros est un chevalier chrétien, comme Wsaint Georges, il chasse symboliquement le diable de la ville et, avec lui, toutes les anciennes croyances : En tuant ou en domestiquant un dragon, le héros fait entrer la cité dans la civilisation chrétienne. Pour cette raison, un grand nombre de lieux en Europe portent les noms de vainqueurs de dragons : saint Georges, Wsaint André, Wsaint Victor ou Wsaint Michel